32 7. Le racisme n’apparaît qu’avec le problème marrane

Depuis la victoire chrétienne, et la disparition des Gentils de religion païenne, les rapports entre les Chrétiens et les Juifs empruntèrent nécessairement un caractère plus sociologique que religieux, où les considérations économiques, les préjugés nourris par toute société humaine à l’encontre d’une infime minorité, s’ajoutaient aux raisons, vraies ou fausses, de l’antisémitisme théologique. Mais bien que l’opposition ente les Chrétiens et les Juifs pût, selon notre optique moderne, se traduire en rivalité ethnique[1], c’est l’erreur spirituelle, l’obsession religieuse qu’on reprochait avant tout aux Juifs, avec une animosité qui s’égarait dans le domaine des causes secondes, économiques surtout, et qui s’étayait de légendes affreuses mais tardives. L’antisémitisme «chrétien» est alors constitué de reproches enchevêtrés, solidement liés par l’inévitable incompréhension entre la nation chrétienne et la nation judaïque ; il n’y a cependant entre l’une et l’autre qu’une frontière religieuse. le baptême d’un Juif suffit à en faire un Chrétien. Si les mariages entre un Chrétien et une Juive croyante, ou un Juif fidèle à sa foi et une Chrétienne sont interdits, au même titre que l’union avec des infidèles ou des hérétiques, c’est que l’Église craint (aussi bien que les docteurs juifs en ce qui concerne la Synagogue) que le conjoint chrétien ne subisse l’influence religieuse du judaïsme. Malgré le rappel malveillant et tendancieux de ces décisions ecclésiastiques durant l’occupation nazie, les interdictions du Moyen âge étaient si peu racistes que l’Église favorisait le mariage des Juifs convertis avec des Chrétiennes nées dans la gentilité ; et que pour éviter toute résurgence judaïque, on recherchait systématiquement la fusion ethnique : les Juifs baptisés – de force – et revenus ensuite au judaïsme durent, sous le règne du wisigoth Receswinthe, s’engager à pratiquer le christianisme et à ne pas épouser de femme juive, même convertie[2]. A la même époque, et sous un roi particulièrement hostile aux Juifs, le XIIe concile de Tolède fut néanmoins présidé par un fils de Juifs convertis, tandis que le XVIIe concile, si rigoureux pour la Synagogue, décidait d’enlever les enfants juifs dès l’âge de sept ans pour les marier plus tard à des Chrétiennes[3]. Ces décisions, beaucoup plus conformes aux mœurs du temps qu’à l’esprit de l’Evangile, sous-entendent cependant une totale absence de préjugés racistes, et méritent d’être connues et méditées. Fidèle à cette règle d’or de la tradition, le concile de Bâle au XVe siècle, interdisait toujours aux Juifs baptisés de se marier entre eux. On s’employait à faire épouser des Chrétiennes aux Juifs nouvellement convertis, non sans rompre au besoin un mariage déjà contracté au ghetto[4]. A la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe l’antisémitisme des Etats «chrétiens» s’inspirait toujours de la même tradition. Le règlement soumis à la diète polonaise en 1789, après avoir reçu l’approbation du clergé, prévoyait qu’un Juif converti ne devait jamais rencontrer de Juif qu’en présence d’un Chrétien, et tendait à isoler les Juifs baptisés non pas des Chrétiens, mais des Juifs fidèles à la Synagogue[5]. L’antisémite allemand Buchholz demandait en 1803 dans son Moïse et Jésus que les partisans de la «religion bestiale» juive fussent fondus dans la masse chrétienne par le service militaire et le mariage mixte[6]. En mars, le ministre des Finances du grand-duché de Varsovie écrivait que «les Juifs ne doivent pas former une tribu fermée dont les membres ne se marient qu’entre eux[7]». le statut des Juifs du Mecklembourg, en 1813, prétendait favoriser le mariage mixte pour parvenir à «christianiser» les enfants[8]. En vérité, il y a un abîme plus profond entre le Mecklembourg de 1813 et celui de 1933, qu’entre Receswinthe et Blücher.

Tels sont les enseignements de la législation chrétienne sur le mariage des convertis. Quant à leur baptême, l’usage en faisait une fête. On l’a souvent dit ; on n’a pas eu tort d’insister sur les procédés souvent peu recommandables, qui aboutissaient à cette cérémonie ; on ne saurait pourtant se méprendre sur l’allégresse, peut-être trop agressive, qu’éprouvaient les Chrétiens en célébrant l’entrée d’un membre de la nation judaïque dans la nation chrétienne[9]. Ce sont des choses que les lois de Nuremberg ont effacées des mémoires chrétiennes ; aussi n’est-il pas inutile de leur rappeler que le baptême du Juif le plus pauvre, se célébrait aux sons du Te Deum entonné par tous les habitants de toute une ville, en présence des plus grands dignitaires ecclésiastiques et civils ; on recevait royalement dans la nation chrétienne le Juif le plus méprisé ; on se disputait l’honneur d’en être le parrain :  Chilpéric, ayant ordonné le baptême forcé des Juifs, tint du moins à en parrainer plusieurs[10]. C’était de l’intolérance, nullement du racisme.

A Rome, les cérémonies, de bonne ou de mauvaise qualité, étaient honorées par la présence du pape lui-même ; et l’on promenait ensuite triomphalement le néophyte à travers la ville. Nous avons rappelé le souvenir de ce pape, qui s’en alla lui-même fortifier dans la foi un Juif qu’on avait dépeint au Pontife comme encore chancelant dans sa détermination au baptême[11]. En 1566, – au cours de ce XVIe siècle qui marque une sensible aggravation du sort des Juifs à travers l’Europe, – la conversion d’un Rabin fut l’occasion d’une cérémonie particulièrement solennelle à Rome[12]. En Belgique, princes et évêques se pressaient au baptême des Juifs[13] ; et, dans les Etats pontificaux de terre française on organisait en pareille circonstance des fêtes municipales[14]. Au XVIIIe siècle encore, dans cette Pologne de plus en plus antisémite, le prétendu «Messie» et futur baron Frank avait, lors de son baptême, le roi lui-même pour parrain. Après tout, Ferdinand et Isabelle, qui chassèrent les Juifs d’Espagne, ne furent-ils point les parrains du chef des Juifs, Abraham Senior, qui ne put se résoudre à l’exil ?

Ce ne sont là que quelques exemples choisis parmi des centaines d’autres. Quels que fussent les excès de l’antisémitisme «chrétien», il détestait dans les Juifs leur judaïsme religieux, et les conséquences psychologiques et sociales, de la situation qui leur était faite ; mais si on haïssait trop souvent la «nation» des Juifs, on ne songeait nullement à leur «race», au sens moderne du mot.

 

*

*  *

Il y avait cependant une exception.

On sait comment le zèle persécuteur des Chrétiens créa çà et là une catégorie nouvelle de Chrétiens, les Marranes, orientaux ou espagnols, dès le VIIe siècle. Ces Juifs mal christianisés, défavorables aux Etats chrétiens persécuteurs, excitaient nécessairement la suspicion de ceux qui les avaient forcés au baptême. Rien d’étonnant que le grief de trahison politique surgît contre les Juifs en général à partir de l’impatience marrane.

Comparée au fanatisme moderne, l’hostilité en quelque sorte ethnique de la Chrétienté espagnole[15] peut nous paraître modérée. Elle s’éclaire cependant à la lumière des dérèglements du XXe siècle. Faut-il l’expliquer par le «caractère espagnol» ? Ce serait faire appel à la vertu dormitive de l’opium. Si les Wisigoths chrétiens ont manifesté une ardeur singulièrement convertisseuse, au pire sens de ce mot ; si les Musulmans d’Espagne en usèrent, au sein de l’Islam, avec une intransigeance particulière ; et si les Chrétiens espagnols furent les héritiers des mesures extrêmes dont les Juifs avaient été victimes dans la péninsule – les Wisigoths et les Musulmans étaient-ils réellement espagnols ? Faut-il retenir un déterminisme climatique ou géographique vraiment simpliste ? L’enchaînement des causes historiques, à partir d’un événement inexpliqué, aurait plus de valeur : les précédents ont par eux-mêmes un poids considérable. On peut aussi faire état du grand nombre de Juifs en Espagne, et de leur participation dans des guerres civiles où le parti qu’ils avaient choisi fut parfois vaincu[16]. Mais le racisme espagnol s’explique surtout par l’histoire de la Chrétienté espagnole, beaucoup plus que par les composantes psychologiques de la population elle-même. C’était une Chrétienté de reconquête, éprise d’un idéal politique qui devait constamment composer avec une réalité toute différente.

On sait quelle explosion de fanatisme antisémite ensanglanta l’Europe centrale et occidentale dès les premières croisades durant sept siècles. (A la vérité, au cours de deux cents ans, l’Espagne chrétienne accorda aux Juifs une paix qu’ils n’avaient ni au nord des Pyrénées, ni en Ibérie musulmane. Mais dès les grandes poussées de la Reconquista, la passion antisémite l’emportait). Il reste cependant que l’aggravation de la condition juive en Europe, après les premières croisades, si elle fait apparaître des violences sourdes ou brutales, ne s’accompagne nullement de racisme. Pourquoi la Reconquista espagnole fait-elle exception ? – A cause des Marranes.

Comme ailleurs, les plus hautes charges politiques et ecclésiastiques y étaient accordées aux Juifs réellement convertis. Au concile de Bâle, c’est le fils d’un Rabbin, l’archevêque Alfonso de Santa-Maria qui introduit le problème juif devant les Pères. Mais la plupart des Juifs baptisés ne parvenaient pas à conquérir la confiance des Chrétiens ; le nœud est là : au sud des Pyrénées il y a trop de Marranes. La reconquête comme toute croisade, exaspère l’antisémitisme des foules ; mais à la différence des croisades, elle crée une catégorie intermédiaire entre les vieux Chrétiens et les vieux Juifs ; ces nouveaux Chrétiens, baptisés à la lueur des massacres, ou dans l’atmosphère obsidionale des prédications de Vincent Ferrier. A la différence d’un Alfonso de Santa-Maria, la plupart, la presque totalité des Marranes n’avait éprouvé aucune conversion intérieure. L’insoluble problème, pour les vieux Chrétiens incapables de renoncer aux méthodes de conversion forcée, c’était d’accueillir sans arrière-pensée de nouveaux Chrétiens, qu’on savait pertinemment fort mal convertis. On désirait passionnément l’entrée des Juifs dans la nation chrétienne – c’était le point de vue religieux – et leur intégration dans la Chrétienté espagnole homogène – c’était le point de vue politique. Mais on craignait les conséquences de leur introduction ; on avait peur d’éventuelles trahisons. Il fallait donc surveiller les nouveaux Chrétiens, sonder leur cœur, juger de leurs pensées par leurs actes, – et cette surveillance devenait une école de racisme, puisque les Marranes demeuraient moralement des étrangers, bien qu’on les eût précipités dans l’Église, des étrangers qu’on soupçonnait d’être devenus plus hostiles aux Chrétiens qu’avant leur baptême. Il n’y avait que deux issues à cette hostilité réciproque : laisser les Juifs retourner à la Synagogue (mais c’était impensable) ; ou attendre que chaque Juif baptisé de force fît les découvertes intérieures sans lesquelles ni un Juif ni un Païen ne peuvent devenir Chrétien. Hélas… les nouveaux Chrétiens n’oubliaient pas facilement le souvenir des violences qui les avaient forcés au baptême !

Le racisme espagnol révèle l’inquiétude économique et sociale, mais surtout religieuse et politique, et la mauvaise conscience d’une chrétienté qui avait employé les pires moyens pour obtenir un résultat dont elle sentait elle-même l’insuffisance criante. On priait dans les mêmes édifices, on vivait extérieurement selon les mêmes usages, mais le mur de séparation entre les Juifs et les Chrétiens n’était nullement renversé. Instinctivement, les Juifs mal baptisés cherchaient l’appui de leurs compagnons d’infortune. Le baptême n’effaçait plus le judaïsme d’un Marrane. Les soupçons, constamment apportés à l’origine de ces nouveaux Chrétiens, engendraient un sentiment de défiance ethnique. Au surplus, des incidents dramatiques, comme ceux de Tolède en 1449, contribuèrent à rejeter sur les Marranes la haine jusqu’alors supportée par les Juifs[17]. Malgré les leçons de l’expérience on continuait à travailler à la pseudo «conversion» des Juifs,  – c’est-à-dire à l’aggravation du problème marrane. La conversion forcée multipliait les Chrétiens «inférieurs» sur lesquels allait d’autant mieux se reporter l’animosité de l’antisémitisme populaire, que l’exil devait chasser, à la fin du XVe siècle, les Juifs authentiques. Dès 1435, la conversion forcée des Juifs des Baléares, soumis au royaume d’Aragon, aboutissait à la création d’un groupe religieux et ethnique surveillé par les Chrétiens : l’inégalité entre les nouveaux et les anciens Chrétiens fut de règle[18]. en 1473, l’évêque Pierre de Cordoue fondait la «confrérie chrétienne» d’où les Marranes étaient exclus : elle groupait leurs ennemis ; le sac du quartier juif de Cordoue marqua une nouvelle étape dans l’hostilité envers les ex-juifs où s’engageait la Chrétienté espagnole[19].

Aussi la mesure radicale de 1492 ne devait-elle nullement éliminer la tension entre les Chrétiens de longue date et les nouveaux baptisés. La hantise de l’envahissement des fonctions politiques et religieuses par les Marranes – après tout, la «cinquième colonne» est une expression espagnole – s’exprimait au début du XVIe siècle par la Correspondance, fausse évidemment, entre les Marranes et les Juifs de Constantinople[20]. Des recueils prétendaient récapituler les signes par lesquels on pouvait reconnaître – en les espionnant – les Marranes qui judaïsaient en secret. On en imagine la mesquinerie[21]. Le roi portugais Joâo III imposait vers 1536, le port d’un signe distinctif non plus aux Juifs, mais aux Marranes[22]. C’était le premier signe non plus religieux, mais racial – le premier en Chrétienté –  puisqu’un Juif allemand ou italien baptisé ne portait plus la rouelle. L’usage tomba vite en désuétude ; il était trop contraire à l’esprit, pourtant si rude, du conflit entre l’Église et la Synagogue ; mais s’il ne faut jamais insister sur un phénomène aberrant, cette exception était pourtant significative. L’animosité contre les Marranes relayait l’antisémitisme en l’aggravant d’une composante raciale jusqu’alors inconnue. On peut suivre ce courant passionnel longtemps après que le souvenir du dernier Juif se fut effacé de la conscience populaire[23]. Deux siècles après l’expulsion, on composait la Sentinelle contre les Juifs, d’un antisémitisme extrême, publiée à Madrid en 1728 pour dénombrer les descendants des nouveaux Chrétiens[24]. Un pamphlet ne peut certes engager toute une société ; d’autres documents confirment malheureusement la Sentinelle… Un secrétaire de l’Inquisition avait publié dès 1507 un Livre vert d’Aragon pour que la généalogie des familles marranes, une fois connue, empêchât toute union entre les anciens et les nouveaux Chrétiens. Un cardinal compilait, dans le même but, un ouvrage sous Philippe II[25]. L’animosité populaire contre les Marranes devait persister pendant au moins deux siècles[26].

En contradiction avec le concile de Bâle et sa propre tradition, l’antisémitisme chrétien aboutissait en Espagne et au Portugal à une ségrégation ethnique traduite par l’exigence légale de la limpieza de sangre. (Qu’on ne juge d’ailleurs pas de cette «limpidité du sang» par les exemples de notre siècle : Luis de Leon, le bienheureux Jean d’Avila, conseiller du clergé espagnol au concile de Trente, Diego Lainez, successeur de Loyola, étaient, paraît-il, de familles marranes.)

 

*

*  *

Les Marranes auraient pu surgir en grand nombre ailleurs qu’en Espagne ; il est probable que la même réaction raciste les eût accueillis dans d’autres pays. Au XVIIIe siècle, lorsque la poignée de Juifs «frankistes» se convertit et s’installa à Varsovie, il y eut contre elle des attaques antisémites[27]. On invoquait contre les «frankistes» les motifs peu sincères de leurs libres conversions : c’est dans le soupçon né de la mauvaise conversion juive, forcée ou non, qu’on rencontre la seule source d’antisémitisme raciste en Chrétienté. Celle-ci n’a connu la tentation raciale que lorsqu’elle eut à résoudre un problème marrane – directement issu lui-même des pressions de l’antisémitisme religieux et du rêve de l’unité politique. Là où il n’y a eut pas de Marranes nombreux, l’Église, occidentale, orientale ou protestante, favorisa jusqu’à l’aube du XIXe siècle la fusion du «sang» juif avec le «sang» gentil.


  1. Ainsi, à la fin du VIe ou au début du VIIe siècle, ce passage de l’Evangile arabe de l’enfance (XL, p. 2) : «Le Seigneur Jésus leur répondit : "Les enfants d’Israël sont parmi les peuples sur le même plan que les nègres."» (F. Amiot, Evangiles apocryphes, Fayard éd., p. 102.)
  2. H. Graetz, Histoire des Juifs, trad. française, III, p. 307 ; H. Graetz, Les Juifs d’Espagne, trad. française, p. 34.
  3. Solomon Katz, The Jews in Visigothic and Frankish Kingdoms of Spain and Gaul, p. 17, 20, 88 ss.
  4. Rodocanachi, Le Saint-Siège et les Juifs, p. 242.
  5. S. Doubnov, Histoire moderne du peuple juif, I, p. 45.
  6. S. Doubnov, I, p. 211.
  7. S. Doubnov, I, p. 341. - après la Restauration, au plus fort de la politique de la Sainte-Alliance, l’abbé Steszic, membre influent de l’administration du royaume de Pologne, proposait de réduire les Juifs au ghetto, à l’exception, bien entendu de ceux qui contracteraient un mariage avec une Chrétienne. (Doubnov, I, p. 63.)
  8. S. Doubnov, I, p. 250.
  9. C’est le cas de Venance Fortunat, décrivant la joie et la splendeur du baptême forcé des Juifs de Clermont-Ferrand. (B. Blumenkranz, art. cité, p. 48-50.)
  10. Détails dans Rodocanachi, p.294 ; J. Bauer, Les Conversions juives, Revue des Etudes juives, L, 1905, p. 96 ; Blumenkranz, p. 54.
  11. Rodocanachi, p.287, 289 ss. Voir du même auteur l’article dans la Revue des Etudes juives, LXI, 1911, p. 81 ; Perugini, Revue des Etudes juives, III, 1881, p. 96.
  12. J. Oesterreicher, The Apostolate to the Jews, p. 51 ss.
  13. E. Ouverleaux, Notes et Documents sur les Juifs de Belgique, Revue des Etudes juives, IX, 1884, p. 286 ss.
  14. Revue des Etudes juives, I (CI), 1937, p. 25.
  15. L’Espagne n’était pas le seul pays à posséder des Marranes. Mais c’est là qu’ils furent les plus nombreux, et qu’on les a le mieux décrits.[[Sur les Marranes lire, entre autres, les ouvrages suivants: "Le monde séfarade hispanique", in Dictionnaire Encyclopédique du Judaïsme,  éd. Cerf/Robert Laffont, Paris, 1996, 1196 pages, col. 1254-1264; Cecil & Irene Roth, A history of the Marranos, Sepher-Hermon Press, 1974. (ISBN 0-87203-040-7); Cecil Roth, Histoire des marranes, Éd. Liana Levi, 1998; Henry Mechoulan, Les Juifs du silence au siècle d'or espagnol, Albin Michel, Paris, 2003. Courte vidéo sur les Marranes (O. Peel)]]
  16. M. Kayserling, L’Archidiacre Martinez et les persécutions de 1391, Revue des Etudes juives, XXXVIII, 1899, p. 257.
  17. H. Pflaum, Revue des Etudes juives, LXXXVI, 198, p. 137 ss. ; M. Mahn-Lot, Isabelle la Catholique et les Juifs. (Mercure de France, Ier juillet 1950, p. 492 ss., 497.) - La haine des Juifs contre les Marranes qui judaïsaient sans revenir à leur foi était grande aussi (p. 493, 497, 498).
  18. A. Morel-Fatio, Revue des Etudes juives, IV, 1882, p. 31 ss. - On s’appuyait sur une prétendue loi d’Alphonse X, mal interprétée. Voir Pflaum, art. cité, p. 134.
  19. M. Kayserling, Un chansonnier marrane, Revue des Etudes juives, XLIII, 1901, p.259 ; S. Mitrani-Samarian, Le Sac de Cordoue, même Revue, LIV, 1907, p. 236 ; L. Dolfius, Garci Ferrans, Revue de l’Histoire des Religions, XXVI, 1892, p. 319, etc.
  20. Isidore Loeb et H. Graetz l’ont étudiée dans la Revue des Etudes juives, XV, 1887, p. 262 ss. et XIX, 1889, p ;106 ss. Ces faux s’apparentent par leur mentalité aux Protocoles des Sages de Sion.
  21. Voir E. Gaullieur, Les Juifs de Bordeaux, Revue des Etudes juives, XI, 1885, p.92 ; Graetz, La Police de l’Inquisition en Espagne, Revue des Etudes juives, XX, 1890, p. 237. Voir encore Revue des Etudes juives, XXXVII, 1898, p.267, l’article de M. Kayserling.
  22. H. Graetz, éd. française, V, p. 60.
  23. Voir les Documents publiés par E.-Adler, Revue des Etudes juives, XLVIII, 1904, p. 1.
  24. Publiée par Isidore Loeb, Revue des Etudes juives, V et VI, 1882.
  25. Isidore Loeb, Revue de l’Histoire des Religions, XVIII, 1885, p. 155. [[Les Jésuites n'étaient pas en reste, voir à ce sujet l'ouvrage novateur de Marc Rastoin, s. j., Du même sang que Notre Seigneur. Juifs et jésuites aux débuts de la compagnie de Jésus, éd. Bayard, Montrouge, 2011 (M. Macina)]]
  26. Voir, sur l’opinion populaire, M. Mahn-Lot, art. cité, p. 492. Gorani, à la fin du XVIIIe siècle, s’étonnait de l’hostilité qu’on nourrissait encore contre les descendants des Conversos. (Mémoires, éd. Gallimard, I p. 405.
  27. R. Mahler, Antisemitism in Poland, dans Essays on  Antisemitism, p. 126 ; S. Doubnov, p. 323. - Il ne convient pas de condamner Frank pour ne voir en lui qu’un vulgaire aventurier. G. Scholem explique son comportement. (Les Grands Courants de la mystique juive, p. 328 ss. et 354.)

3 Responses to 7. Le racisme n’apparaît qu’avec le problème marrane

  1. Peel Olivier on mars 4, 2014 at 2:33 says:

    Comparée au fanatisme moderne, l’hostilité en quelque sorte ethnique de la Chrétienté espagnole[15]

    Sur les marranes on lira les ouvrages suivants:
    Monde sefarade hispanique, in Dictionnaire Encylopédique du Judaïsme, éd. Cerf/Robert Laffont, 1196, pp. 1254-1264;
    Cecil Roth, Histoire des marranes, éd. Liana Levi, 1990;
    Henry Mechoulan, Les Juifs du silence au siècle d’or Espagnol

    • Peel Olivier on mars 4, 2014 at 2:33 says:

      aux éditions Albin Michel, 2003.

  2. Peel Olivier on mars 4, 2014 at 2:41 says:

    Une courte vidéo sur le sujet des marranes
    http://www.youtube.com/watch?v=EYswubnMwTs

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *