52 1. L’idolâtrie de la race (aryenne)

La fanatique entreprise d’assassinat des national-socialistes pour éliminer Israël de ce monde a plus d’une racine dans le passé. Les racistes du XXe siècle ont étudié les antisémites d’autrefois, ils leur ont emprunté des idées et des procédés techniques ; et s’ils ont rencontré l’adhésion plus ou moins générale dans tel ou tel pays, c’est que l’antisémitisme d’installation chrétienne, l’antisémitisme rationaliste, et les passions du ressentiment chrétien avaient sensibilisé les consciences et préparé, dans une mesure qui nous est inconnue, les voies à la propagande extrémiste des Nazis. Au début de ce chapitre, à supposer qu’on le lise avant ceux qui le précèdent, il importe d’affirmer l’importance et la gravité de cette prédisposition.

Et cependant, les pédantes justifications du racisme contemporain ne sont que des prétextes : quand les précédents historiques lui manquaient, on a bien vu qu’il savait tirer de son propre fonds les machinations les plus effroyables. Aussi faut-il préciser que la responsabilité des antisémitismes d’autrefois se rapporte à l’accueil réservé aux doctrines racistes par les foules non nazies, tandis que l’antisémitisme hitlérien s’enracine en quelque sorte directement dans la passion haineuse conçue par l’homme contre Israël. Si Luther, Bossuet et Voltaire ont quelque responsabilité dans la catastrophe contemporaine, à cause du consentement dramatique dans lequel les Juifs ont été trop souvent exterminés, l’effort de l’antisémitisme raciste ne s’inscrit cependant ni dans l’héritage chrétien, ni dans le legs rationaliste. Quelles que soient les infiltrations racistes dans l’antisémitisme du ressentiment chrétien, et nous en avons montré la gravité, celui-ci se caractérise surtout par un mélange d’idées et de passions religieuses et nationalistes. Il tend à diminuer les Juifs en leur retirant les droits politiques, et parfois il va jusqu’à souhaiter leur expulsion totale du sol national. Mais ce serait une calomnie que de lui attribuer l’idée d’une extermination massive d’Israël. L’observation s’applique tout aussi bien aux antisémites rationalistes. Les outrances de Voltaire, de Toussenel, de Tridon sont évidemment des effets de style, exprimant une très vive animosité, créant un état d’esprit très fâcheux, mais qu’il serait injuste de prendre au pied de la lettre. Six millions de morts témoignent par contre que l’antisémitisme raciste n’a pas hésité devant la destruction absolue du judaïsme et des Juifs. Il y a un demi-siècle, un orateur s’écriait au Reichstag : «Ces pauvres Juifs ! ils sont bien embarrassés : s’ils sont financiers, on leur reproche de l’être ; s’ils entrent dans la magistrature, on prétend qu’ils accaparent tout ; s’ils se convertissent, on prétend qu’ils accaparent même les sacristies ; s’ils ne se convertissent pas, on le leur reproche encore. Je crains bien qu’il n’y ait qu’un seul moyen pour satisfaire les antisémites, c’est de les brûler[1].» Entre le raisonnement par l’absurde et la tragique réalité, il y aura eu l’antisémitisme néo-païen du racisme.

*

* *

Les maîtres du racisme sont «ennemis du Christ comme de Descartes[2]». Du rationalisme moderne, libéral ou marxiste, le racisme hait particulièrement la volonté et l’enseignement universalistes. Il oppose une dénégation absolue à l’espoir d’une concorde humaine, au respect de la raison humaine, à l’édification d’une cité humaine. S’il accepte les idées et les intuitions rationalistes, c’est pour les restreindre aux dimensions d’un groupe ethnique, et les juxtaposer à une phraséologie irrationnelle, si contradictoire avec les méthodes modernes que les rationalistes ont eu longtemps beaucoup de peine à comprendre qu’il ne s’agissait pas là de purs artifices de gouvernement. En réalité, le neo-paganisme raciste repose sur un scientisme paradoxal ; il méprise la science, mais il lui doit la vie, puisqu’il accorde  à certaines de ses conclusions provisoires une autorité absolue. Rien de plus logique que ses raisonnements et l’enchaînement de ses déductions : c’est dans un monde rationaliste que le paganisme racial apparaît[3]. Rien de plus destructeur à l’égard de la raison, cependant ; le racisme utilise la science comme l’antisémitisme chrétien en use avec l’exégèse : celui-ci torture les textes, celui-là mutile les recherches savantes ; puis, sans concevoir la possibilité du doute intellectuel, le racisme poursuit sa route, insensible au véritable esprit scientifique comme à la saine exégèse.

Au christianisme, en effet, la pensée raciste reproche son universalisme et son origine, pour ne point mentionner sa morale. Il apporte, par ses critiques virulentes, la démonstration que l’antijudaïsme théologique, cependant si dangereux quand on le manie sans amour, n’est jamais suffisant au jugement d’un antisémite radical. Aussi, devant le déchaînement de la déraison raciste, les Chrétiens ont-ils à juste titre dénoncé en Chamberlain et Rosenberg les successeurs de Celse et de Porphyre ; ils ont affirmé, selon la parole de Pie XI, leur sémitisme spirituel[4], ils ont reconnu le «nouveau front religieux[5]» qui réunissait, sous l’attaque raciste, le nouvel Israël et l’Israël selon la chair.

*

*  *

Ce racisme a été essentiellement germanique. L’historien le plus dépourvu d’animosité contre les Allemands ne peut l’oublier ; mais si la haine anti-universaliste des Goebbels et des Rosenberg fut un reniement du rationalisme allemand, une véritable apostasie par rapport à la glorieuse participation des Allemands à la civilisation occidentale, leur néo-paganisme n’était pas uniquement germanique ; et s’il y a plus d’un rapport entre le pangermanisme et le racisme national-socialiste, on ne peut ignorer – à moins de professer un déterminisme raciste bien qu’anti-allemand, – que le paroxysme nationaliste a guetté d’autres peuples que les Allemands. Agent du racisme, et son champ d’expérience, qui peut affirmer cependant que l’Allemagne en ait à jamais le monopole ?

Puisque c’est parmi des hommes allemands que le racisme, toujours menaçant dans le monde moderne, a précisé sa doctrine, cherché ses méthodes et commis ses crimes, l’enquête sur la nature de l’antisémitisme doit suivre pas à pas ces crimes, ces méthodes et cette doctrine, spirituellement humains mais historiquement germaniques.

*

*  *

Au lendemain de la Première Guerre mondiale, l’opinion fut étonnée, indignée ou amusée par les cérémonies en l’honneur de Wotan et par les divagations de Ludendorff. C’étaient là des manifestations épisodiques d’un paganisme artificiel[6]. Il était moins indifférent qu’il gardât un vocabulaire chrétien pour exalter un «Christ national» ou une «Église nationale allemande[7]». Les anciens dieux de l’Olympe germanique étaient trop certainement morts pour tromper les Chrétiens ; mais l’idolâtrie nationaliste entrait dans leur cœur comme une possession qui devait les conduire jusqu’à l’apostasie[8]. Par la force de séduction qu’il manifestait, le racisme devenait une idolâtrie, au sens biblique du mot, un mouvement «anti-Christ» vigoureux et hardi.

Faut-il tenter d’exposer la doctrine et les principes de l’idolâtrie du sang aryen-germanique ? Les formules sont impuissantes à traduire une pensée tantôt panthéiste, parfois néo-marcionite[9], et toujours manichéenne dans le domaine politique. Du moins faut-il inlassablement rappeler que le paganisme raciste ne conçoit plus le péché comme une violation de l’exigence morale ou une désobéissance à la volonté divine, mais comme une atteinte au «sang», rien ne pouvant racheter cet acte (ou, pour reprendre la terminologie nazie, cette «souillure»). Et qui donc peut se rendre par excellence coupable de ce péché, sinon l’étranger par le sang ? Ce pourrait donc être le crime du Nègre, du Japonais, du Levantin ; mais un instinct surnaturel conduit le racisme à identifier avant tout le pécheur racial avec le «Juif». Dès lors, la Rédemption est inutile, inconcevable ; le mal n’existe plus qu’en dehors de la race perpétuellement bonne, pourvu qu’elle demeure «pure». – «Le péché contre le sang et la race, écrivait Hitler, est le péché originel de ce monde e marque la fin d’une humanité qui s’y adonne… L’homme n’a qu’un devoir sacré et ce droit est en même temps le plus saint des devoirs, c’est de veiller à ce que son sang reste pur… [l’Etat] devra faire de la race le centre de la vie de la Communauté[10]…» Ces leçons ont été constamment répétées au peuple allemand, sous un vêtement nationaliste qui laissait apparaître la charpente raciste : «Lorsque nous disons qu’un homme est Allemand par le sang nous reconnaissons avec respect un ordre de création divin et inviolable. En vérité, cette reconnaissance est pour nous identique à la redécouverte de Dieu[11].» Un manuel fort répandu parmi les soldats, leur enseignait que «Race et peuple sont promis au rang des idées sacrées. Les fronts sont ici nettement tracés. L’un s’appelle le Christ, l’autre l’Allemagne… Aujourd’hui, il n’est plus question d’affaiblir le culte catholique pour fortifier le protestant. Il s’agit de substituer à une religion qui nous est étrangère une foi née du plus profond de l’âme germanique… Ce qui est étranger à la race est contraire à Dieu… Nous ne connaissons qu’un seul commandement : Tout pour l’Allemagne… La profession de foi d’une seule religion nationale, car il ne peut y avoir qu’une seule religion, sera : Je crois dans le Dieu fort et en son Allemagne éternelle[12].» Cette foi au sang germanique et à son impeccabilité traduisait avec plus ou moins de prudence un antichristianisme absolu, qui envisageait très consciemment la corruption systématique de la morale chrétienne[13]. La Pologne devenait, avant même la fin de la guerre, le banc d’essai  des plans d’avenir de Hitler et de Himmler[14].

Avant d’aboutir à une véritable politique, dont l’Europe porte encore les meurtrissures, le racisme engendrait une étonnante magie sociale : les ministres allemands discutaient gravement des suites à donner à l’imprudence d’une Juive qui avait osé vendre son lait à une maternité : «Le lait d’une Juive ne peut pas être considéré comme un aliment pour des enfants allemands[15],» et les lois aryennes mêlaient à un érotisme implicite toutes les puissances des tabous collectifs.

Devant ce «jaillissement religieux[16]», de nombreux Chrétiens ont reconnu le caractère idolâtrique du racisme. Le Synode confessant de Dahlem déclarait en 1935 : «Le premier commandement nous dit : Je suis le Seigneur ton Dieu. Tu n’auras point d’autres dieux devant ma face. C’est seulement dans la foi à Jésus-Christ Notre-Seigneur crucifié et ressuscité pour nous, que nous observons ce commandement. La nouvelle religion est une révolte contre le premier commandement. Avec elle, l’idéologie raciale-nationale s’élève au rang de mythe. Avec elle, sang, race, nation, honneur et liberté deviennent des idoles. La foi à l’Allemagne éternelle exigée par cette nouvelle religion se substitue à la foi au royaume éternel de Notre-Seigneur… Une telle idolâtrie n’a rien à voir avec un christianisme positif. C’est de l’antichristianisme…»

L’Encyclique de Pie XI, exceptionnellement rédigée en allemand, Mit brennender Sorge du 14 mars 1937, évoquait la «défense des droits de la divine Majesté contre un nouveau paganisme agressif» qu’elle définissait comme une «lumière trompeuse d’une contrefaçon de la foi qui n’a plus rien à voir avec la foi de la Croix». Le 13 avril 1938, un Syllabus des erreurs raciales énumérait les principales affirmations de l’école de Rosenberg. L’abbé Oesterreicher pouvait donc écrire dans un petit livre paru en France à la veille de l’invasion : «Le racisme… nie les œuvres de Dieu, il nie Dieu lui-même. Il est une idole qui désagrège tout. Il est l’hérésie la plus basse, la plus honteuse pour l’homme que connaisse l’histoire, il est l’hérésie la plus effroyable de tous les temps[17].» Le Pasteur Boegner déclarait du haut de la chaire : «La pression méthodique sur les consciences qu’exerce le racisme appuyé sur le pouvoir même de l’Etat, la désaffection lente de la Croix au nom d’une religion qui exalte les instincts profonds de la race, sont peut-être plus à redouter que les massacres. Et voilà pourquoi, à toutes les formes de racisme contemporain, l’Église de Jésus-Christ, quelque prix qu’il puisse lui en coûter, confiante dans la seule grâce de Dieu, n’a qu’un mot à opposer : Non[18] !»

Sans doute faut-il nuancer, avec Karl Barth, le jugement chrétien sur le national-socialisme. Le théologien réformé distinguait en 1944, un double caractère dans le nihilisme allemand : une doctrine secrète pour les initiés, une idéologie païenne pour les autres[19]. C’est ainsi que les Propos de Hitler, conservés grâce à Martin Bormann, montrent le Führer tout à fait réticent à l’égard de Rosenberg : «J’insiste sur ce point que le Mythe du XXe siècle ne doit pas être considéré comme exprimant la doctrine officielle du parti[20].» Hitler semble beaucoup plus proche d’une attitude rationaliste que d’une prise de position religieuse ; on pourrait la définir en disant que c’est un scientisme avéré, respectueux de l’inconnaissable, et de tendances panthéistes.

Il n’en demeure pas moins que Hitler a laissé Rosenberg propager ses vaticinations païennes, et les journaux reprendre, en les vulgarisant, les principes du néo-paganisme. L’étonnante réceptivité des masses transformait le racisme en phénomène d’ordre religieux[21], en caricature de l’élection d’Israël, en une «religion du bon Dieu allemand» – qui n’était aussi qu’une «religion du cœur de pierre[22]».


  1. Cité par le député Alfred Naquet au cours de la séance de la Chambre des députés du 27 mai 1895. Il attribue la citation au Dr Hermes.
  2. Henri Berr, Le Mal de la jeunesse allemande, A. Michel, 1946, p. 52.
  3. Par son seul titre, le Mythe du XXe siècle se réfère à la Genèse du XIXe siècle de H. S. Chamberlain, qui rassemblait la courte mais abondante tradition «scientifique» de l’antisémitisme du XIXe siècle, avec l’opposition des Aryens et des Sémites pour dogme initial. C’est de cette somme pseudo-scientifique que Theodor Haecker écrit : «Il confectionna une soupe avec laquelle toute une génération de faible constitution intellectuelle s’est abîmé la cervelle. Avec quelles répercussions dans la vie active. Grand Dieu !» (Le Livre des jours et des nuits, Plon, 1951, p. 3.)
  4. «Non, il n’est pas possible aux Chrétiens de participer à l’antisémitisme... L’antisémitisme est inadmissible. Nous sommes spirituellement des Sémites» (6 septembre 1938, Documentation catholique, 1938, col. 1460).
  5. C’est le titre de la précieuse étude du R. P. Henri de Lubac dans Israël et la foi chrétienne, rééditée dans Affrontements chrétiens (éd. du «Témoignage chrétien»).
  6. Adolf Hitler : «Rien ne me paraîtrait plus insensé que de rétablir le culte de Wotan. Notre vieille mythologie avait cessé d’être viable lorsque le christianisme s’est implanté. Ne meurt que ce qui est disposé à mourir.» (Libres Propos, 14 octobre 1941, Flammarion, I, p. 16.)
  7. C’est le titre d’un livre de Ernst Bergmann, paru en 1933. La terminologie «chrétienne» apparaît toujours dans les tentations auxquelles l’Eglise ou le Chrétien doivent faire face. Il y a dans le paganisme «chrétien-allemand» quelque chose d’autrement dangereux pour les Chrétiens que le pur paganisme «germanique». «Il n’est pas question, dans cette religion, de péché dans le sens biblique, compris comme une culpabilité devant Dieu, dit la Lettre pastorale de l’Eglise réformée des Pays-Bas en automne 1943. Si on laissait simplement tomber le mot biblique péché, il n’en résulterait pas de confusion... Les termes de grâce, réconciliation, salut couvrent également, dans cette religion, autre chose que ce qui nous est annoncé dans l’Evangile...» Texte complet dans W. A. Visser’t Hooft, L’Eglise sentinelle, Genève, p. 63.
  8. Nous ne cherchons nullement à esquiver le problème de la responsabilité chrétienne de trop d’Allemands, mais à établir le lien entre le national-socialisme, idolâtrie raciste, et l’apostasie chrétienne en indiquant que, d’après des sources S. S., «il y avait parmi les S. S. des camps de concentration 24 % de Protestants, 6 % de Catholiques et 70 % de sans-religion (gottgläubige) contre respectiement 65 %, 32% et 3 % dans l’ensemble de la population allemande». (Chiffres cités par Paul M.-G. Lévy, La Revue nouvelle, Bruxelles, 15 décembre 1949, p. 535.)
  9. M. Simon, Verus Israël, p. 278.
  10. Adolf Hitler, Mein Kampf, trad. Gaudefroy-Demombynes et Calmette, p. 247, 400, 402 ; cf. Libres Propos, I, p. 141.
  11. Vice-Gauleiter F. Schmidt, Das Reich als Aufgabe, cité par le IVe-Ve Cahier clandestin de Témoignage chrétien (éd. 1946, p. 164).
  12. Gott und Volke, profession de foi du soldat (180e mille en 1942), cité par le même Cahier (éd. de 1946, p.167).
  13. Voir les Libres Propos, ouvertement antichrétiens, de Hitler. (I, p. 8, 75, 140-143, 243, 294, 310, 332 ; II, p. 29, ; II, p. 52, 59.)
  14. Himmler, Quelques réflexions sur le traitement des personnes de race étrangère dans les territoires de l’Est (1940). (J. Billig, L’Allemagne et le génocide, C. D. J. C. éd. 1950, p. 56, 94, 95.)
  15. Léon Poliakov, Bréviaire de la haine, p. 69.
  16. L’expression, particulièrement heureuse, est de d’Alphonse de Chateaubriant, La Gerbe des forces, p. 245.
  17. J. Oesterreicher, Racisme..., p. 32. [[Voir Yoram Kaniuk, Il commanda l’Exodus, Fayard, Paris, 2000 ; M. Macina, Les Eglises et les Juifs (1933-1945), éd. Tsofim, Limoges, 2013. (M. –Th. Martin)]]
  18. Marc Boegner, L’Evangile et le racisme, p. 22.
  19. Karl Barth, Les Eglises protestantes en Europe dans le présent et l’avenir (dans Une voix suisse : La Chrétienté au creuset de l’épreuve, Genève, II, p. 532).
  20. Adolf Hitler, Libres Propos, II, p. 62. Voir aussi I, p. 59, 60 ss., 86, 122, 150, 312 ; il se refuse à fonder une «religion», II, p. 101. Cf. I, p. 6-7, 39 ; et le mépris où les chefs nazis auraient tenu Rosenberg, dans G.-M. Gilbert, Le Journal de Nuremberg, p. 274, 354.
  21. Voir Léon Poliakov, Bréviaire de la haine, p. 6.
  22. Theodor Haecker, p. 171, 36.